On prend le problème à l’envers

Voilà une nouvelle année qui démarre.
L’année 2020 a été assez différente de ce qu’on a l’habitude de vivre, on ne peut pas le nier.

La nouvelle année c’est toujours l’occasion de démarrer sur de bonnes bases (et de faire plein de promesses qu’on ne va surement pas tenir 😅). Alors je me suis dit que c’était l’occasion de parler de ces « bases » justement. Je me suis demandé si le socle sur lequel on bâtit nos vies était si inoffensif que cela ? Comment est-ce que ce socle influence les réponses que l’on devrait apporter pour répondre aux enjeux de notre siècle ?

Les imaginaires collectifs

On utilise le début d’année pour prendre des nouveaux départs. On utilise un confinement pour rêver le monde d’après. Mais est-ce qu’il est réellement possible de changer notre trajectoire si on crée toujours au sein du même cadre ? On est toujours conditionné par notre train train quotidien, par nos expériences passées et par la société dans laquelle on vit (est-on vraiment libre ? Bim, vous avez quatre heure !).

Cyril Dion dans Petit Manuel de Résistance Contemporaine nous expose les « Architectures invisibles » (terme emprunté à Jean-François Noubel) qui structure notre monde et notre société. Ces récits prédominants ou ces imaginaires collectifs sont omniprésents mais invisibles à nos yeux. C’est ce qui est pernicieux, nous n’avons plus conscience de ce conditionnement.

Cyril Dion identifie trois grandes architectures : la nécessité de gagner de l’argent, les algorithmes informatiques qui régissent nos divertissements et les lois. Il précise bien qu’aucune de ces architectures n’est intrinsèquement mauvaise mais l’usage que l’Humain en fait mène à des écueils.

  • « Pour fonctionner dans la société occidentale contemporaine nous devons disposer de suffisamment d’argent » (p.59). La composante financière joue un rôle trop important dans notre choix de carrière professionnelle. Il cite notamment les chiffres de quelques enquêtes : « 77 % (des personnes interrogées) déclaraient aimer leur travail mais seulement 39 % continuerait de travailler si elles gagnaient au loto. […] 84 % (des personnes interrogées) déclarent travailler « avant tout pour subventionner à leurs besoins » » (p.63).
  • Il dépeint ensuite les dérives liées aux réseaux sociaux, au téléphone portable, à Internet ou encore la télévision. Toutes ces « avancées » ont vocation à nous couper du monde, et dans une logique de consumérisme c’est dans leur intérêt. Cette sphère du divertissement « nous isole et nous rend plus vulnérables, plus influençables, réceptacles d’une pensée standardisée, prémâchée. Et oriente nos choix. Elle peut également renforcer une sorte de fantasme d’individualisme ultime, déraciné, capable de mener son existence hors de toute attache et de toute contrainte, résolvant les difficultés grâce à des applications » (p.70).
  • Il remet ensuite en question l’architecture des lois et la mise en œuvre de notre démocratie. Par définition, pour être en démocratie, « la souveraineté (l’autorité suprême) doit appartenir à l’ensemble des citoyens » (p.73) . Il affirme qu’une fois les élections passées, le citoyen n’a plus vraiment son mot à dire. Avons-nous réellement un moyen de pression sur notre président ? 🤔
    Sa destitution…? Pour cela il faut l’accord du Sénat et de l’Assemblé nationale. Or bien souvent comme l’Assemblé nationale et le président sont élus en même temps, la majorité est ralliée au président. Côté Sénat, les citoyens n’élisent pas directement les sénateurs. Selon lui, « Le pouvoir sur le législatif est en réalité du côté de… l’exécutif » (p.75). Le troisième pouvoir, le pouvoir judiciaire est malheureusement très peu accessible aux citoyens. Les juges sont nommés par le garde des Sceaux, lui même nommé par le Premier ministre, lui même nommé par le président de la République. Cyril Dion ne dénonce pas une dictature soyons claire il met cependant en évidence que notre régime démocratique n’est pas ce qu’il prétend être.

Nous pourrions ajoutés d’autres imaginaires collectifs à ces trois grandes « Architectures invisibles » identifiés par Cyril Dion. Par exemple Arthur Keller ajoute l’anthropocentrisme. Il parle « d’obsession exclusive de l’homme pour l’homme ». Et selon lui « il faut peut-être ré-envisager notre place dans la nature et avoir un peu de respect pour le reste de ce qui vie et qui a envie de vivre ». Il mentionne évidemment la croissance (le toujours plus et l’affranchissement des limites planétaires) mais aussi le technicisme (i.e. donner à la technique une importance prépondérante) ou le solutionnisme (i.e. voir ou espérer la solution à des problèmes, uniquement grâce à la technologies). Le tout étant lié car l’Humain est persuadé que son ingéniosité et sa capacité à innover est illimitée, ses seules limites sont celles de son esprit. [intervention d’Arthur Keller au côté d’Alice Canabate en 2018 à Sciences Po, 13 – 21 min ; conférence d’Arthur Keller à Centrale Supélec en 2020, 2h32 – 2h38].

A côté de ces deux figures militantes, ma contribution va être quelque peu ridicule mais je voulais tout de même rajouter deux petits préjugés. [A noter que ces idées sont peut-être biaisés par le milieu social dans lequel j’évolue – mais bon c’est toujours plus ou moins le cas non ?].
Le mythe selon lequel aider une personne c’est la rendre dépendante et qu’à terme, elle va profiter du système. A mon humble avis, on est assez fort en France pour pointer du doigt les profiteurs chez les chômeurs ou les bénéficiaires d’allocations (en faisant bien souvent des amalgames). On dépense beaucoup d’énergie à mettre en avant ces symptômes d’une société malade plutôt qu’à consacrer cette énergie à soigner cette maladie.
Le second préjugé c’est pour moi la définition du travail. Dans l’imaginaire collectif un travail c’est quelque chose qui rémunère bien avec des horaires de bureau et des contraintes visibles. Bien souvent le travail dans un milieu associatif est vu comme provisoire, une étape en attendant de trouver mieux. Alors oui, on est conscient que le social c’est bien et important mais faire de grandes études c’est quand même beaucoup plus la classe. Le métier d’enseignant, dans l’imaginaire collectif, manque de contraintes (le fameux « oui mais bon vous avez deux mois de vacances en été » 🏖️). Et c’est en partie à cause de ce manque de considération qu’on a une gestion de la crise sanitaire aussi déplorable vis-à-vis du corps enseignant. On valorise les métiers qui contribuent à la croissance, au développement de la technique mais on délaisse trop souvent les métiers tournés vers l’autre.

Changeons de système pas le climat

Nos choix de vie sont donc conditionnés par un certain nombres d’imaginaires collectifs, par notre modèle de société. Si on rajoute que ce modèle de société est à l’origine des crises environnementales (cf. par exemple la corrélation parfaite entre la consommation énergétique (et donc les émissions de gaz à effet de serre) et le PIB (The Shift Project) on commence doucement à voir d’où vient le problème.

C’est pour ça que je dis qu’on prend le problème à l’envers. Bien souvent, on raisonne de la manière suivante. Voilà les différentes conventions de notre société, voilà ce qu’on a le droit de faire et de ne pas faire. En sachant cela je vais proposer un concept pour réduire l’impact environnementale des citoyens.
Par manque de hauteur, nos stratégies face aux crises environnementales sont des bouts de ficelles parce que les lois du marché nous poussent à générer un minimum de revenu, parce que la sobriété n’est pas vendeur, parce qu’un programme politique basé sur la décroissance ne plaît pas, etc.
On essaie de régler un problème en respectant les conventions d’un mode de vie qui est à l’origine de ce problème.

Pour vraiment apporter des solutions concrètes aux problèmes de notre siècle il faut appliquer le raisonnement inverse. Voilà mon problème, voilà la solution pour y remédier, voilà donc la société que je dois construire.

En 2010, Jack Harich publie dans la revue scientifique, System Dynamic Review, un papier intitulé : « Change resistance as the crux of the environmental sustainability problem« . Bon, ça fait 38 pages et c’est coton (pas la matière première… ) alors je vais essayer de vous dire ce que j’ai compris.
Arthur Keller (oui je ne l’ai pas sortis de nul part ce papier) en fait son analyse ici (1h59).

J. Harich propose un modèle assez complet pour représenter le système activiste (c’est assez long à expliciter, je vais peut-être me motiver à vous le détailler dans un autre article). Cela pourrait s’appliquer à tout type d’activisme mais il s’intéresse surtout à la défense de l’environnement. Il utilise son modèle pour comprendre pourquoi on échoue depuis des décennies à résoudre les crises environnementales de notre siècle.

Il montre notamment qu’il y a un tas de forces qui résistent au changement. Peu importe les changements qu’on proposera, le système va naturellement trouver un moyen de revenir à son état d’origine.
Plutôt que de s’efforcer à réunir notre système économique avec notre système écologique (la fameuse croissance verte ou le développement durable qui permettraient d’allier les deux), il faut concentrer nos forces pour identifier les résistances au changement et les briser.

Malgré ce qu’on pourrait penser ces résistances ne sont pas individuelles (ex : difficulté à changer nos habitudes) mais systémiques. Selon lui, 5 % de ces résistances sont individuelles et donc 🥁… 95 % (bien joué) sont systémiques.

Parmi ces résistances il y a en a une qui m’a interpellé. C’est ce qu’il appelle « deception » une traduction littérale par supercherie / tromperie ne me semble pas fonctionner car « deception » est vraiment un terme neutre pour décrire le phénomène suivant. C’est un acte qui sème le doute chez les autres, il fait penser qu’un élément est faux ou pas tout à fait vrai. Même si cela peut être malveillant ce n’est pas toujours le cas. Cela est parfois très rationnelle car la vérité peut prendre différentes formes.
A titre d’exemple, les défenseurs de la finance verte ne sont pas tous des grands méchants qui organisent dans l’arrière boutique la chute du monde. Beaucoup pensent réellement sauver le monde avec la finance verte et c’est là, leur conception de la vérité. Ils n’en font pas la promotion par malveillance. De la même manière qu’au sein des écologistes, le débat pro- et anti-nucléaire participe à augmenter ce niveau d’incertitude. Ils ne sont pas de mauvaises foi et entendent bien volontiers les contres-arguments mais cela ne colle pas avec leur vérité.
Pour vaincre cette « deception » il propose notamment de rétablir la Vérité. Sans une transparence de tous les acteurs on n’atteindra jamais un consensus. Ça vous paraît utopique ? Mais c’est parce qu’on raisonne encore dans le système actuel, avec nos schéma préconçus.

Ce n’est donc pas LE système qu’il faut changer. Ce dernier va résister, il s’auto-suffit et il ne se laissera pas faire, quitte à entraîner la biodiversité et les humains dans sa chute.
Il faut donc changer DE système.
Il faut changer les règles du jeu, il faut le rebooter de tel sorte à briser les résistances aux changements et que ces forces la soient concentrées à réconcilier la biodiversité, la Terre, l’Homme, sa politique et son économie.

Ce ne sera pas facile mais c’est aussi pour cela qu’on parle d’urgence et que les activistes encouragent à aller vite. Plus on s’occupe tard des crises environnementales et plus ce sera compliqué. Changeons DE système et changeons dès maintenant.

Refaisons le monde avec des « Et si… »

Notre monde présente des dysfonctionnements : les inégalités sociales se creusent, tous les humains n’ont pas accès aux besoins de premières nécessités, les actions de l’Homme détruisent la planète. Bref, notre système est très malade alors pourquoi ne pas le changer ?

On dit souvent qu’on referait le monde avec des « Et si… » et c’est justement ce dont on a besoin, refaire le monde, repenser un système.

Et si pour 2021, on essayait de penser différemment. Et si pour 2021, on essayait de penser hors de ces « Architectures invisibles ». Et si pour 2021, on remplaçait nos vieux imaginaires collectifs par de nouveaux, plus respectueux de l’Environnement.
Je vais peut-être dire tout un tas de choses qui tombent sous le sens mais et si pour une fois plutôt que d’arborer ces évidences on les mettait vraiment en pratique.

Et si les extrémistes n’étaient pas les « écolos » mais ceux qui font preuve d’inactions débordantes. Et si les liberticides n’étaient pas ceux qui invitent a limiter l’impact environnemental de nos modes de vies mais ceux qui n’en ont que faire de notre liberté de vivre dans un monde socialement acceptable dans 10, 20 ou 50 ans.

Et si on mettait l’écocitoyenneté au devant de tout. Et si on était écocitoyen tout le temps, pas seulement quand on a un peu de temps, pas seulement quand il nous reste un peu d’argent, pas seulement quand on a besoin de se donner bonne conscience.

Et si on arrêtait de reléguer notre planète Terre au second rang. Et si en 2021 on mettait l’environnement (« l’ensemble des éléments (biotiques ou abiotiques) qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins ») au centre de nos vies… [Ah ouais… c’est pas bête de faire attention à ce qui nous permet de subvenir à nos besoins.]

Et si on réalisait que le dérèglement climatique n’était pas un problème mais le symptôme d’une société malade (merci A. Keller – décidément je suis une vraie groupie).

Et si on arrêtait de féliciter chaque acte de greenwashing qu’une entreprise ou qu’un gouvernement annonce. Ma petite perle 2020, #Chaquedétailcompte.

Et si on se concentrait sur ce qui est vraiment important : être en bonne santé, être auprès des siens, être épanoui. Une fois qu’on a dit cela, nos objectif premiers devraient être de s’alimenter sainement, boire de l’eau propre, conserver une planète où les températures sont acceptables et où l’air qu’on y respire est pur.

Et si ces chiffres rentrés dans des ordinateurs – qu’on appelle aussi argent – laissaient le devant de la scène au profit de la biodiversité, de son bien-être et de son respect.

Et si toutes les solutions existaient déjà mais qu’on préférait fermer les yeux : sobriété, mobilité douce, renouvellement des imaginaires, flexitarisme à tendance végane (le fameux), réappropriation des biens communs, coopération, agroforesterie, permaculture, locavorisme, coopérative d’habitants, désobéissance civile, monnaies locales, low-tech, croissance verte, développement durable (non je plaisante pour les deux derniers !).

Et si on comprenait que écologie et égalités sociales vont de paires.

Et si on arrêtait de se dire, « c’est trop tard autant en profiter ». Et si on arrêtait de se morfondre en attendant la fin. Parce que chaque degré compte, chaque petit pas* a son importance. Une Terre a +2°C c’est mieux qu’une Terre à +3°C.
[*si et seulement si le pas est effectué dans le bon sens ET si et seulement si il ne vous empêche pas d’en faire de plus grands,
#jetriemesdéchetsmaisducoupjen’aipluslaforcepourmangermoinsdeviande.]

Et si on consommait moins mais mieux.

Et si discuter en famille, entre copains, entre collègues de crises environnementales, de limites planétaires ou encore de démocratie n’était pas considéré comme « prise de tête » mais cool.

Et si les politiques jouaient carte sur table. Et si au lieu de dire « j’irai au bout de ce contrat moral qui nous lie, en transmettant effectivement la totalité de vos propositions (149) à l’exception de trois d’entre elles » (extrait du 29 juin 2020) il avait dit « je ferai de mon mieux mais sachez que les parlementaires ne tomberont pas tous d’accord avec vos propositions, sachez que j’ai des lignes directrices de projets politiques, sachet que j’ai la pression de divers lobbies et donc il est possible que vos propositions ne ressemblent plus à grand choses mais au moins, on aura essayé », on en serait pas là (état des lieux de la situation par Gaspard d’Allens de Reporterre).

Et si on développait la comptabilité en triple capital (capital financier, humain et social).

Et si on arrêtait d’avoir peur de faire peur. La situation est extrême, n’ayons pas peur de le dire, arrêtons de vivre dans le déni.

Et si les entreprises créaient un business model réellement soutenable (durabilité forte pas faible, entendons nous bien). Et si les entreprises innovaient pour la Terre et l’Humain et pas pour verdir leur image tout en conservant une croissance du chiffre d’affaire.

Et si on formait tous les citoyens à la communication non violente pour faciliter les échanges et rendre les débats plus fructueux.

Et si on comprenait qu’une croissance infinie n’est pas compatible avec un monde fini (Cf. Aux dernières nouvelles la « décroissance » ne fait pas partie de la liste des gros mots). Nb : je ne suis pas foncièrement pour la décroissance, je fais simplement preuve de bon sens et de rigueur scientifique.

Et si on commençait à respecter nos propres lois. Vous savez, cette petite charte de l’environnement qui date de 2005 et qui a valeur constitutionnelle (ex : l’Etat doit garantir à chacun le droit de vivre dans un environnement respectueux de sa santé)… (#l’AffaireduSiècle)

Réinventons le monde à plus grande échelle

Je viens donc de proposer quelques pistes. Mais c’est bien évidement un sujet vaste et complexe, il y a donc énormément à dire et à inventer. En plus, je vous propose quelques médias et contenus autour de la question des nouveaux récits.

L’un de mes préférés c’est la vidéo « Un avenir désirable à horizon 2030 » de Partager c’est sympa. Ils nous racontent la vie en 2030 après avoir réussi à relever tout un tas d’enjeux sociaux et environnementaux. Dans cette autre vidéo, ils échangent même avec Charles Adrien Louis membre du cabinet B&L Evolution et auteur du rapport « Comment s’aligner sur une trajectoire compatible avec les 1,5°C ? » pour confirmer la possibilité et la nécessité de cette avenir de 2030 qu’il dépeint.

Alternatiba a proposé à 60 intellectuel·les et artistes de dessiner ce fameux « monde d’après » si on choisissait cette voie de la métamorphose écologique et sociale. C’est le projet « Et si… le monde d’après ne ressemblait pas au monde d’avant« .

Le Podcast de 2030 Glorieuses, j’en parle déjà ici, en résumé, c’est une bouffé d’oxygène.

Le mouvement #OnestPrêt sort une collection de livres pour ados autour de l’urgence climatique. La collection est introduite dans cette vidéo par Camille Etienne, activiste pour le climat.

Les Terrestres de Noël Mamère et Raphaëlle Macaron. C’est la lecture que je vous conseille pour janvier 2021. Ce livre montre comment des modèles en marge de la société peuvent exister.

La série « Sciences et Fictions » portée par GreenPeace et animé par Cyrus North. A ce jour, il y a trois épisodes abordant l’habitat (celui là parle même de l’architecte F. Hundertwasser à l’origine du Waldspirale à Darmstadt…), le voyage et l’alimentation.

La série des Parasites – L’Effondrement (en libre accès). C’est un bijou autant du point de vue de l’audio visuel (plan séquence d’environ 20 minutes) que du synopsis (comment vivrait-on si soudainement notre société s’effondrait ?).

Mais est-ce suffisant ? Est-ce que tous ces récits ne sont pas encore conditionnés par le système ? Est-ce qu’en écrivant cet article, j’ai réellement pensé hors de mon imaginaire ? Je ne sais pas…

Bref, c’est très complexe mais il faut le faire, il faut se bouger. Inspirez-vous, créez et réinventez vos propres récits. Discutez en autour de vous. Partagez vos idées, des plus farfelues aux plus concrètes. Refaites le monde autour d’un verre avec vos proches. Ne vous dites pas « ce ne sera pas réalisable » car justement, ce qui est réalisable n’a, jusqu’à maintenant, pas fonctionné.
Est-ce qu’on ne gagnerait pas à changer un monde qui va déjà mal ?

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout, merci comme toujours de votre bienveillance et de votre soutient. N’hésitez surtout pas à commenter cet article ou à me contacter pour me faire part de vos retours. N’hésitez surtout pas à vous abonner à ce blog pour être averti lors de la sortie de nouveau contenu (sans être dépendant des algorithmes de nos chers réseaux sociaux). MERCI !

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2 commentaires sur « On prend le problème à l’envers »

  1. Coucou Clément Un sincère merci pour cette analyse, tes conseils de lecture (que je vais suivre ! Avec plaisir !), les liens vers d’autres études, réflexions, analyses… Et merci pour cette pépite « 2030 un avenir désirable »…
    Voilà ! J’espère que ces sincères mercis te feront du bien, petit mais juste retour de ton travail pour ce blog. Continue, car au moins moi, j’attends la suite ! Sans rien lâcher, bien sûr ! ☺️

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    1. Je n’ai aucune attente particulière en écrivant ces lignes et je le fais sans trop d’arrière pensées.
      Néanmoins, ça fait toujours chaud au cœur de constater que ce que je fais a un impact non négligeable.
      Merci de ton soutient !

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